L'ÉCOLE DES PARENTS

A partir du moment où vous avez mis un enfant au monde, vous avez, avant d'avoir des droits sur lui, vous avez des devoirs envers lui.

Élever un enfant c'est lui apprendre à partir et à partir. Si possible le mieux armé possible pour avoir suffisamment de sens critique, de sens combatif, d'humour et d'amour pour vivre dans la vie sans vous.

Donc on a effectivement des devoirs envers lui et on a notamment le devoir de lui expliquer qu'on l'a désiré, qu'on l'aime et qu'on lui fait confiance.

Par exemple, regardez : oser dire à son enfant "je t'aime et je te fais confiance", quand c'est un petit bébé c'est facile, jusqu'à trois ou quatre ans, c'est vraiment enfantin, même jusqu'à sept ou huit ans, c'est très facile. Mais quand il a quinze ou seize ans et qu'il commence à vous casser les pieds sérieusement, c'est difficile de lui dire qu'on l'aime et qu'on lui fait confiance, et pourtant c'est là qu'il en a le plus besoin.

C'est dans ces moments-là qu'il faudrait pouvoir le lui dire, tout en mettant des limites.

Au fond, on est au coeur du problème. IL faut savoir mettre des limites à un enfant.

Depuis qu'il est petit vous allez lui expliquez : "on ne met pas ses doigts dans une prise, on ne traverse pas une rue sans regarder parce qu'on peut se faire écraser, etc. ..., on ne monte pas sur un escabeau, on ne se met pas devant le feu, etc. . . ."


Si vous n'avez pas su lui mettre des limites, et en période d'adolescence ça peut être plus confortable de ne pas mettre de limites, ça évite de devoir tenir tête, d'avoir des confrontations, mais qui me paraissent importantes, donc si vous ne mettez pas de limites, vous allez créer un gosse qui dans un premier temps, va être tout content bien sûr puisqu'il pourra faire ce qu'il veut, mais dans un deuxième temps, va se dire "moi je peux faire ce que je veux car de toute façon mes parents "ils s'en foutent".

C'est-à-dire qu'il va vite prendre cela pour de l'indifférence, et si un enfant commence à penser que ses parents ne voient pas ce qui lui arrive et se "foutent" de lui, alors là, c'est le pire de ce qui peut lui arriver.

Et là, effectivement, on peut rentrer dans la toxicomanie ou dans d'autres conduites, qui pourraient être des tentatives de suicide, des fugues ou autres bêtises, et que ne valent guère mieux.

Mesdames, Messieurs

Très raisonnablement, je vous demande de penser comme moi, cela fait combien de temps que nous, parents, n'avons pas dit à nos enfants : "je t'aime et je te fais confiance qu'ils aient cinq ans, quinze ans, vingt ans ou vingt-cinq ans.

Le haschisch, le hasch, manière de tarir les révoltes Philippe Weill disait "l'herbe, le hasch, c'est "le pastis du booff non violent" Que de révoltes ont été noyées dans le cannabis ("impact politique").

Intérêt aussi de certains médecins qui, jusqu'alors exclus de la toxicomanie, se voient maintenant expliquer que la toxicomanie est une maladie

Et c'est quand même extra de pouvoir, de la part de l'environnement, se justifier de ces éventuelles erreurs en disant : "mon enfant, ce jeune, a attrapé la toxicomanie, on l'a envoyé chez le médecin, qui a donc donné du Subutex, et maintenant il va bien ! " exactement comme s'il s'agissait de la scarlatine".

Mais à cela près, cela évite de se remettre totalement en question.

ET ON NE PEUT FAIRE DE PRÉVENTION SANS DEMANDER AUX ADULTES COMME AUX JEUNES UN MINIMUM DE REMISES EN QUESTION.