LA SÉCURITÉ ADAPTÉE AUX ENFANTS


Face à la délinquance dont les enfants peuvent être victime, je peux vous faire part de mon expérience et de celle des personnels de la gendarmerie, presque tous chefs de famille et dont certains, du fait de leurs aptitudes particulières, sont plus spécialement chargés des mineurs. Encore faut il, non seulement lire nos conseils (dont certains s'adressent directement aux jeunes) mais aussi les leur répéter régulièrement.
Conseils aux parents
Enfants et les attentats aux moeurs
Enfants et délinquance
Recommandations pour les enfants
Enfants face à des inconnus
Vis à vis des conducteurs de voitures
Vous êtes témoins d'actes de maltraitance

Conclusion

Parents ou enseignants: l'enfant ayant naturellement foi en vous, nos recommandations n'auront de valeur que dans la mesure où, ayant compris le côté répréhensible des faits, il vient vous les raconter.

PARENTS (EN RÈGLE GÉNÉRALE)

  • Faites découvrir à vos petits enfants, le cas échéant sous forme de jeux, les environs de votre domicile ainsi que les endroits où ils peuvent demander de l'aide.
  • Faites leur porter sur eux les renseignements suivants permettant de les identifier rapidement s'ils s'égarent ou en cas d'accident : Nom, prénom, adresse, N° de téléphone et nom de la personne à prévenir.
  • Précisez aux enfants que ce ne sont pas toujours des inconnus qui les abordent. Il peut s'agir de personnes qu'ils côtoient tous les jours.
  • Méfiez-vous de l'attrait fascinant de la rue exercé sur votre enfant. Elle peut, en effet, lui donner l'occasion de s'intégrer dans des groupes instables ne cherchant que le goût et le besoin de plaisirs faciles et immédiats.
  • Allez vous-même chercher vos enfants à l'école ou chez leurs camarades; sinon dites leur qui vient les chercher.
  • Démystifiez les ruses habituelles utilisées par les voyous pour "attirer" les enfants: le père ou la mère serait rentré(e) à l'hôpital, partie(e) d'urgence chez la grand mère, immobilisé(e) par une panne de voiture, etc.
  • Restez continuellement en contact avec les enseignants. Soyez discret sur vos activités et celles de votre famille.

ENFANTS VICTIMES D' ATTENTATS AUX MOEURS :

  • Éclairer votre enfant à temps et régulièrement sur ce qui peut lui arriver de mal.
  • Répétez-lui fréquemment les conseils donnés ci dessous et invitez-le à venir vous raconter ce qui lui est arrivé.
  • Alertez les gendarmes si votre enfant est victime d'un tel acte, beaucoup de parents hésitent, s'il n'en résulte aucune lésion physique, à venir en faire part.
  • D'autres enfants peuvent être victimes d'attentats identiques; votre témoignage aurait peut être permis de les éviter. Déposez plainte.

 

FACE A LA DÉLINQUANCE

  • Il est relativement simple d'apprécier la notion d'enfant en danger physique et de se rendre compte des situations pouvant déterminer ce dommage. En revanche, il est plus difficile de cerner la notion d'enfant en danger moral; c'est celui dont la santé psychique et morale, compromise, risque de le faire chuter dans une authentique délinquance.
  • Vous pensez peut-être que votre fils ou votre fille ne sera jamais mis(e) face à la délinquance. Or, les réalités de la vie actuelle révèlent qu'il est des mineurs indiscutablement en danger sans qu'une faute grave ne puisse être reprochée aux parents.
      AUSSI :
  • Veillez à ne pas leur accorder une indépendance trop forte alors qu'ils n'ont pas encore la maturité nécessaire leur permettant d'assumer sans risque des responsabilités; sachez ce qu'ils font.
  • Faites leur prendre conscience des dangers qu'ils peuvent encourir dans une vie trop libre, qui peut devenir anarchique.
  • Donnez leur des sommes modérées comme argent de poche; sachez surtout l'usage qu'ils en font, (problèmes de drogue et d'alcool),
  • Informez vous sur les stupéfiants ainsi que sur leurs conséquences biologiques, mentales, etc. La drogue constitue une source criminogène dans la mesure où elle facilite le passage à l'acte en jouant le rôle de solvant de toutes les censures.
  • Apprenez à connaître les symptômes d'utilisation (ce n'est pas facile). Les services de gendarmerie (en particulier les unités de recherches) sont bien formés dans ce domaine et peuvent vous renseigner utilement.

LISTE DE RECOMMANDATIONS POUR LES ENFANTS:

A LA MAISON:
  • Ne laissez jamais entrer un inconnu, si vous êtes seul à la maison, même s'il affirme être envoyé par vos parents ou avoir rendez vous avec eux,
  • Ne dites jamais à des inconnus appelant au téléphone que vous êtes seul à la maison et ne répondez pas aux questions qu'ils peuvent vous poser; ils cherchent peut être à vérifier comment venir voler chez vous en toute impunité,
  • Dites que votre père ou votre mère est à la cuisine ou regarde la télévision et qu'il ou elle rappellera; demandez le N° de téléphone de la personne.


SUR LE CHEMIN DE L' ÉCOLE ET DANS LA RUE:

  • Ne vous attardez pas et rentrez directement chez vous par les seuls itinéraires définis comme étant les plus sûrs pour se rendre et rentrer de l'école.

FACE A DES INCONNUS:

  • Ne parlez pas ou ne répondez pas à des inconnus.
  • Méfiez vous des personnes qui veulent vous approcher de trop près.
  • Ne les laissez pas vous toucher. Si elles insistent, criez, sifflez, agitez les bras, sauvez vous, appelez au secours.
  • Dites à vos parents si des inconnus cherchent à vous faire des cadeaux ou à vous donner des jouets et ne les acceptez jamais.
  • Éloignez vous de toute personne se mettant nue devant vous ou faisant des gestes ou des actes obscènes; sachez que ces personnes peuvent avoir l'air tout à fait normal par ailleurs.
  • Refusez catégoriquement de suivre quelqu'un à pied, et surtout ne pénétrez jamais avec lui dans une maison, un appartement ou un hangar, même s'il y a d'autres personnes qui paraissent gentilles.
  • Méfiez vous des inconnus qui vous demandent de faire une course, même contre de l'argent en récompense; vous ne savez pas ce que cela peut cacher.
  • Refusez énergiquement une cigarette, des bonbons, etc. offerts par un inconnu; c'est peut-être de la drogue.
  • Allez chercher de l'aide lorsqu'un de vos camarades est importuné par une grande personne.
  • Dites toujours où vous vous trouvez et faites connaître vos amis à vos parents.

VIS-A-VIS DES VOITURES:

  • N'approchez pas d'une voiture dont le conducteur ou un des passagers vous interpelle, même s'il semble aimable,
  • N'acceptez jamais d'être transporté par des inconnus.
  • Retenez le numéro d'immatriculation du véhicule de toute personne vous proposant d'y monter ou à un de vos camarades quelque soit le motif invoqué : montrer la route, aller voir un de vos parents, etc.

TÉMOIN

EN CAS D'ENFANTS MARTYRISES, ne restez pas indifférents.

  • S'il est des méfaits qui mettent en émoi l'opinion publique et suscitent l'indignation, ce sont les actes de violence, les mauvais traitements, les privations de soins ou d'aliments subis par certains enfants sans distinction d'éducation, de sexe, d'âge, etc.
  • Les causes pour lesquelles des enfants sont frappés ou torturés sont multiples. Elles peuvent, par exemple, être retrouvées dans le vécu des parents durant leur enfance. Des études ont démontré que la violence subie dans le jeune âge conduit parfois les victimes, devenues adultes, à adopter à leur tour des comportements identiques.
  • Les enfants martyrs n'en parlent pratiquement jamais à leur entourage (enseignants, membres de la famille, camarades), même s'ils sont l'objet de sévices depuis longtemps.
  • Lorsque de tels faits sont connus, l'enquête montre que le quartier ou le village était au courant. Mais, beaucoup n'ont pas eu le courage d'intervenir d'une façon ou d'une autre; c'est pourquoi, alertez nous avant que la situation de l'enfant ne soit trop compromise, que des faits délictueux n'aient été commis. Une intervention précoce et rapide est souhaitable.
  • En tout état de cause, toutes les personnes (voisins, famille, institutrices, assistantes sociales, etc.) voyant ou recevant régulièrement des enfants battus peuvent aisément les identifier. Seul votre sens des responsabilités peut mettre fin à ces situations inacceptables.
  • N'hésitez pas à témoigner ou à porter plainte quand vous constatez fréquemment des traces de coups ou de brûlures sur des enfants.
  • Les jeunes doivent savoir que les gendarmes (ou les policiers) sont là pour les aider. Encore faut-il leur apprendre à les identifier et ne pas commettre l'erreur, lorsqu'ils sont turbulents, de leur inculquer la crainte du gendarme.
  • Par ailleurs, face à certaines personnes susceptibles de présenter un danger pour eux, les enfants doivent s'en écarter et essayer de bien les observer pour pouvoir les décrire.
CONCLUSION
Pour une meilleure protection de l'enfance et de l'adolescence, il semble qu'un des gages de la réussite soit le DIALOGUE.