LE CANNABIS

Pendant longtemps, le cannabis a été considéré, même par certains médecins, comme une drogue 'douce" en comparaison de l'héroïne qui est beaucoup plus destructrice sur le plan physique.
Ce sont les neuro-endocrino psychiatres, aidés par des nouvelles techniques d'explorations radiologiques et biologiques, qui ont démontré que la grande nocivité du cannabis pour le cerveau pouvait entraîner des psychoses aiguës graves avec tendances suicidaires et provoquer l'ébriété (le cannabis est responsable de nombreux accidents de la route), cependant que s'y ajoutent, mais en plus graves, tous les effets adverses du tabac sur l'organisme.
Voici donc la drogue soi-disant "douce" qui sera proposée à vos enfants à votre insu.
Le produit est fumé dans une cigarette qui va passer de bouche en bouche et que l'on appelle le 'joint", un gros joint s'appelle un "pétard".


Certains "grands" ont besoin de ce marché pour leur permettre d'acheter leur drogue et deviennent 'dealer" passibles de sanctions.
La publicité clandestine et l'irresponsabilité facilitent le développement du marché du hasch chez les jeunes.

 

FICHE TECHNIQUE CANNABIS

I - Produits, origines, propriétés générales

Le cannabis (cannabis sativa) est une plante que les botanistes considèrent comme appartenant à une espèce non stabilisée. Elle est cultivée afin de satisfaire à deux usages: production de fibres (de chanvre) ou production de substance stupéfiante (cannabis, haschich, marijuana)
Le chanvre pousse également à l'état sauvage dans certaines parties du monde. Sa culture est possible dans toutes les régions chaudes ou tempérées, encore que l'absence d'une certaine intensité de chaleur et de lumière soit préjudiciable à la concentration en produit psycho actif de la variété à drogue. Les techniques modernes permettent la culture en serre voire en appartement. Des sélections et manipulations génétiques récentes ont permis d'obtenir des variétés très enrichies en produit psycho actif.
Le cannabis peut être préparé et utilisé sous diverses formes:

  • Cannabis plante, surtout feuilles,
  • Haschich résine et sommités fleuries,
  • Kif résine, feuilles et fleurs,
  • Marijuana feuilles et sommités fleuries,
  • Bhang feuilles mures séchées,
  • En ce qui concerne la variété "à drogue", son usage, son trafic et sa production sont interdits en France.

II - Historique

Les premières utilisations décrites de la plante sont d'origine chinoise, il y a plus de 3000 ans. Son utilisation s'est ensuite répandue à l'Inde, au Moyen Orient, puis à l'Afrique. L'Égypte connut une importante consommation correspondant à une longue période de déclin. Les effets du cannabis et de ses dérivés impressionnèrent beaucoup Napoléon Bonaparte pendant la campagne d'Égypte qui, dés lors, interdit à ses troupes la consommation de la substance. Le monde occidental prit contact avec le cannabis vers 1840, lorsque Moreau de Tours en décrivit assez précisément les effets. Baudelaire et Sautier rapportèrent, à la même époque, le récit de leurs expériences au sein du cercle des haschischins. Le produit apparut aux États Unis en provenance du Mexique vers 1910, et fut Interdit. La relance de sa consommation eut lieu dans les années 60.
Cette consommation s'est ensuite graduellement généralisée à toute la planète depuis 1970, du fait notamment de l'application par certains pays de régimes de tolérance qui vont au delà de la législation déjà moins restrictive à l'égard du cannabis que pour d'autres substances stupéfiantes.

III - Propriétés physiopharmacologiques

Le cannabis contient plusieurs centaines de molécules dentifiées. Parmi les molécules ayant une activité biologique, l'on distingue le 9-THC composé psycho actif principal, le 8-THC, composé psycho actif très secondaire, le cannabidiol (CBD), le cannabinol (CBN) et les cannabigérol, cannabicyclol et cannabichromène, ces derniers étant très peu actifs .
Le 9-THC est à la fois un psycho stimulant et un psycho dépresseur dont les effets se rapprochent de ceux des hallucinogènes. Il perturbe le fonctionnement du système nerveux central en provocant une ébriété, en détériorant la vigilance, la mémorisation, les capacités psychomotrices, et la perception du temps. Il présente des interactions avec d'autres produits tels que les amphétamines, l'alcool, les barbituriques et les opiacés.
C'est une substance très lipophile, qui se stocke dans les graisses (. Sa demi-vie moyenne est de 96 heures (4 jours), ce qui signifie qu'une utilisation périodique à une semaine d'intervalle aboutit à une accumulation de la substance. Il faut plus d'un mois pour éliminer complètement de l'organisme toute trace de substance après une seule utilisation. Elle peut être rapidement libérée des graisses en cas de stress. La biodisponibilité par inhalation (fumée) est de 20% et de 5 à 6% par ingestion (solide ou liquide).
Le 9-THC entraîne tolérance et dépendance comme l'ont prouvé divers travaux récents. Il a été démontré chez l'animal la possibilité de provoquer un syndrome de sevrage avec des signes physiques importants. Ce syndrome masqué par la très longue demi-vie de la substance, montre l'inadéquation de certains points de vue considérant la dépendance au 9-THC comme étant uniquement psychique, ce qui de toute façon n'a plus de sens en physiopharmacologie moderne.